30 avril 2007
Il est zizi moins le quart
Comme nombre d'entre nous, je lis ce qui ce dit sur ce qui se passe, à l'affût d'un frémissement, de quelque espoir consistant permettant de penser que demain ne sera pas ce qu'il semble vouloir être.
C'est tragi-comique cette France en suspens.
D'un côté on rigole, même jaune, en collant trois mouches au lieu d'une ou en modifiant quelque peu la traduction d'un discours
Je lui tire mon chapeau au type qui a fait ça!
De l'autre on baisse un peu les bras déja.
Des juges font appel à la PJ pour perquisitionner où la gendarmerie ne veut pas aller, on se rallie à Nicolas à tour de bras chez les députés UDF comme l'écrit Num, ou encore on crache dans sa propre soupe en accusant Ségolène de changer d'idées comme de jupe.
Tout ça en criant à la machination.
Comme écrivait Machiavel, "Mieux vaut être craint qu'être aimé", le problème de Nicolas c'est qu'il n'en est pas certain, mais c'est l'effet qu'il produit presque malgré lui, le pantin.
"Le vulgaire est toujours séduit par l'apparence et par l'événement : et le vulgaire ne fait-il pas le monde ?" ajoutait le philosophe il y a quelques siècles, on peut se poser la question.
Le carré VIP du meeting de l'UMP en témoigne.
Aujourd'hui en France il vaut mieux être du côté de ceux qui ont le pouvoir aux finances, il peut vous en coûter cher sinon, un avis à tiers détenteur est si vite arrivé, sans parler d'un petit contrôle fiscal ou d'une saisie malencontreuse.
Ils ne risquent pas gros si Ségolène gagne, elle aura d'autres chats à fouetter que de poursuivre ses opposants.
Ce qui n'est pas le cas de Nicolas, sachez le bien, il ne supporte pas la simple idée de ne pas être aimé, qu'on le veuille ou pas, et il sait être convaincant, la preuve, il vous invitera d'abord à dissiper ce malentendu, et si ça ne fonctionne pas, il trouvera le moyen.
D'ailleurs pourquoi l'écrire?
Tout le monde le sait.
Pauvres électeurs de Bayrou
Pauvres électeurs de Bayrou !
On pourra dire que les électeurs de François Bayrou se seront bien fait avoir dans le marché de dupe qui leur a été proposé pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Alors qu’ils croyaient voter pour un renouveau politique, pour un véritable changement des mentalités, pour un dépassement du traditionnel clivage droite – gauche , ils peuvent s’apercevoir maintenant qu’ils ont été manipulés par une bande de députés UDF à la moralité douteuse et à la lâcheté politique certaine.
Je ne parle pas de François Bayrou, dont j’ai la naïveté de croire à l’authenticité et à la bonne foi, mais de son entourage de crapules, qui s’empresse de rejoindre le giron de l’UMP qu’il n’avait quitté que virtuellement, le temps d’un premier tour. Quelle belle unanimité ! Vingt députés déjà, sur vingt-neuf se sont ralliés à Nicolas Sarkozy, au plus grand mépris de la pluralité de la sensibilité politique de leurs électeurs, au plus grand mépris, pour certains, de leur candidat, car n’attendant même pas qu’il se prononce publiquement sur ce qu’il convenait de faire pour le second tour, pour se prononcer.
On assiste là au plus bel exercice de lâcheté politique, de veulerie et de manque de moralité. Lâcheté, car leur motivation n’a rien de grande. Il s’agit de préserver leur chance de garder leur siège de député lors des prochaines législatives, les menaces de l’UMP touchant en plein cœur ces médiocres du paysage politique. Veulerie, pour le manque de convictions sincères, l’absence de combativité à défendre des idées auxquelles ils n’ont en fin de compte jamais crues. Manque de moralité, pour cette absence de respect envers leurs électeurs, pour cette allégeance méprisable à Nicolas Sarkozy, que leur candidat n’a pourtant pas épargné tout au long de la campagne. Ils sont les véritables fossoyeurs de ce qui aurait effectivement pu changer le visage de la politique en France. Ils n’en sortiront pas grandis et je ne parierai pas une thune sur leur réélection. Car contrairement à eux, je ne pense pas que leurs électeurs soient stupides et qu’ils auront en mémoire la manière dont ils ont été bernés.
Ce qu’ils avaient à faire était pourtant simple, leur candidat le leur a indiqué : s’abstenir d’indiquer leur ralliement pour tel ou tel candidat car tout autre résultat qu’une égalité de ralliement entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, n’aboutit qu’à dénoncer une supercherie. Et c’est bien ce dont il s’agit. A quoi assistons-nous aujourd’hui ? Sept millions d’électeurs se partageant entre Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et l’abstention, avec un léger avantage pour Ségolène Royal et soixante-dix pour cent des responsables s’étant déjà prononcés pour Nicolas Sarkozy et aucun pour Ségolène Royal… Où est passée la pluralité des sensibilités ? Où est passé le respect des électeurs ? Ainsi, l’UDF n’était qu’un sous-marin de l’UMP, destiné à capter une partie de l’électorat de gauche. J’imagine que maintenant, ces peu scrupuleux députés espèrent que l’électorat va les suivre dans leur ralliement pour que leur « mission » soit réussie.
Quand est-il du parti démocrate que vient de lancer François Bayrou ? Je gage qu’il va bien vite tomber dans la confidentialité. D’ailleurs, la déclaration de notre incapable ministre de l’éducation nationale, Gilles de Robien, m’incite à penser qu’il y retournera très, très vite. L’encombrant leader aux idées qui, au fond, dérangeaient les élus de son parti, va se retrouver seul, car ces mêmes élus ne le suivront pas. Quant à ses électeurs, ils auront en mémoire la manière dont ils se sont fait avoir. Le clivage gauche – droite a encore de beaux jours devant lui.
26 avril 2007
Baisons Utile
Pourquoi se fourvoyer à le faire par amour puisque l'amour ne dure pas, vivons nos désirs pleinement, sans peur et sans reproche.
Pas la peine de venir me parler du programme ou des compétences pour attiser mon désir, à moins de ne vraiment rien comprendre à l'humain qui ne veut que du sexe.
Et sexilia.
Voila enfin une fine analyse qui dit ouvertement le mot.
La nouvelle politique française est devenue tellement érotique que les médias l'ont investie en masse.
Tant et si bien qu'il est presque impossible d'échapper aux mouvements de jambes fous et aux avis toujours tranchés des uns et des autres, au café, au bureau, sur un coin de trottoir, dans la queue chez le boucher, chacun clame son attachement charnel à Lui ou Elle
De là à dire qu'il y a du génésique dans cet engouement il n'y a qu'un pas.
Il y a la poule, le cocu et maintenant le PD.
Nous sommes au paroxisme de l'expectative, savoir lequel d'entre eux va se glorifier de l'adhésion populaire.
Oser me laisser un commentaire sous le pseudonyme "avançons" en posant une question qui n'en est pas une, puisque de facto vous la déclarez incompétente Elle, et me suggerer de m'en tenir au concret de leurs propositions pour décider objectivement, alors que c'est un fait connu et reconnu que les propositions sont faites pour le rester afin que l'on en dispose, c'est se moquer.
Restons simples, suggerons simplement que Nicolas et moi avons été mariés pendant près de 15 ans, qu'il a tout fait pour me garder, les fleurs d'un ministère, les bonbons de l'autre, l'ôde à l'un puis la chansonette à l'autre, mais maintenant ça suffit, j'en ai marre, je vire ma cutie, j'aime les filles.
24 avril 2007
Si tu m'crois pas hey! t'vas voir ta gueule à la récré
Mes fils ont dix ans, ils parlent politique dans la cour et ils disent :
- Ma mère vote pour Ségolène, mon père pour Nicolas et moi j'suis Bayrou.
- Les filles elles aiment toutes Ségolène, et les garçons ils aiment Nicolas sauf celui qui a une soeur qui est amoureuse du fils de Ségolène parce qu'il est trop beau!!!
Alors dix ans.
Je pensais à ce temps là, j'avais déja plus dix ans depuis longtemps, un petit frère qui était hyper "krados" que je ne comprenais pas, il était né en 81, et un enfant à naître.
Il est né avec Chirac président, en mai 95, même que nous avons eu du mal à traverser Paris ce soir là, et heureusement que j'avais un ventre énorme dans la voiture pour passer les barrages de police.
Je ne me souviens plus pour qui j'ai voté, mais ce n'était pas Balladur c'est certain, en vérifiant ça devait être Jospin, j'étais "de gauche" déja.
Il y avait les puanteurs de financements amicaux des partis politiques, le CDS en passe d'être épinglé et Juppé premier ministre, d'ailleurs, en cherchant j'ai retrouvé la liste de son gouvernement.
Une vraie coalition du changement, après le boom centriste ; cliquez pour voir.
La politique n'allait plus jamais être comme avant!!!!!
Elle fait ce qu'elle veut Ségolène pour suivre les méthodes de la vieille école politique, mais pour moi draguer le centre ça ressemble aux cons qui défendaient le Minitel contre Internet.
Il vaut mieux parler soi et dire vrai.
Ressembler en quoi que ce soit à ces vieux routards est un aller simple pour le néant.
Et là je reconnais, chapeau bas, la politique de Nicolas, il fait ça en louzdé, lui au moins, comme d'hab.
C'est ça ton clin d'oeil Nicolas qui traverse Paris le pouce levé dans ta voiture noire?
Je vous ai tous bien niqués!
Sauf que dans ta voiture Nicolas, il y avait bien les filles de ta femme mais pas ta femme.
Parce que les femmes ne sont plus à côté maintenant.
23 avril 2007
Après la pub, l'arrivée du cavalier blanc

Suite à mon précédent post, je termine les aventures de Lucky Luke et le cavalier blanc qui me font beaucoup rire.
Un peu comme la soirée électorale d'hier soir, au cours de laquelle j'ai pu regarder (comme quelques millions de téléspectateurs, ceux qui n'étaient pas dans les rues, à des cocktails, ou qui en avaient rien à foutre) la retransmission des résultats si inattendus et les moments forts du jour, par nos chaînes favorites.
Anthologie de la monovision.
Sur une chaîne, j’ai pu entendre Xavier Bertrand rappeler que le mandat présidentiel requérait un certain savoir-faire, des compétences quoi, et voir Dominique Voynet tourner la tête à droite et à gauche en interpellant les éminences attablées d’un gentil :
- Mais faudrait pas attendre qu’il y ait quelqu’un du PS pour la défendre ?
Un Laurent Fabius tout sourire saluant la victoire de son camp, celui des femmes qui gardent les enfants bien entendu.
Ou encore un Bernard Tapie empêtré qui avait la mémoire qui flanchait sur qui il soutenait et pourquoi, disant Ségolène avant de bafouiller Nicolas…
Des petits coqs picorant leur heure de gloire comme un grain trop sec, d’un air dégagé, convaincus que ce n’était pas là qu’ils devaient être, mais ailleurs, aux tables tournantes des médiums du futur, lesquelles ne sont pas sur les plateaux de télévision les soirs d’élection, mais bien dans le sein des seins.
Ils avaient beau chanter les louanges de la démocratie participative heu représentative, et l’élan populaire massif, ils semblaient être déjà loin devant, ailleurs que dans les basses cours.
Des journalistes qui ne posaient pas les questions que tout le monde se pose et des invités qui n’y répondaient pas.
La machine parfaitement huilée d’un exercice vieux comme notre République.
Sauf pour Ségolène.
Certes elle avait son phrasé monocorde, mais elle a choisi la province et pas la capitale pour s’exprimer, les lumières capricieuses de petits projecteurs, la concentration sur le but au sourire encore prématuré et la sobriété du verbe.
Comme ce n’est pas encore gagné, il fallait le souligner.
Une nuance entre le politic business et la business politic.
Une bonne raison de plus de voter pour elle.
PS: pour Sélim Abdi qui a laissé un commentaire précisant qu'il avait voté pour Bayrou, je ne suis pas un pisse copie, Ségolène je ne la connais même pas, mais vous me lisez, c'est déja ça.
19 avril 2007
Pas mon cher petit frère!

Elle galope tant la rumeur que je n'ai pas pu résister à l'alimenter.
Il semble que Nicolas soit un chouïa dans le pétrin, qu'on dit...
C'est sûr que Cecilia, on ne la voit pas beaucoup.
Et personnellement j'ai toujours pensé que New York avec un homme qui t'aime et qui en a les moyens, c'est bien, ce sur quoi je me dois de préciser que ça n'arrive pas que dans les contes de fées, c'est valable pour tout un chacun.
Mais il ne faut pas laisser derrière soi un ou plusieurs innocents.
Parce que sinon tu rentres dare dare.
Et tu te plantes, tel le pot de fleur, à attendre que l'ire du géniteur passe.
Parfois ça met du temps, beaucoup de temps, et l'Etat lui-même peut y mettre du sien pour te convaincre de pas bouger (ceci pour un prochain épisode si j'ai des commentaires désagréables).
Quand je pense que j'ai eu la connerie de dire dans ce blog que seules les femmes dans la misère étaient maltraitées.
Mange ta main Miniquiche!
Le rapport avec Ségolène?
Simplement que ça ne risque plus d' arriver, son homme est avec elle, LUI!
16 avril 2007
Vergogne
Encore quelques jours et nous saurons de quoi la France est capable et ce à quoi elle ressemble vraiment.
J'ai fait ce que j'ai pu en tenant ce blog un peu décalé, à degrés divers de compréhension, mais il ne s'agissait pas d'une annexe de campagne électorale, c'était juste une sorte de sous-titrage pour mal- entendants, de l'évidence.
Ce matin, en réflechissant un peu à ce que j'allais encore pouvoir dire, j'ai trouvé ce très bel article d'Ariane Mnouchkine intitulé "Pour Ségolène Royal" que je vous conseille d'aller lire dans son intégralité.
Elle y évoque un terme un peu désuet sinon dans sa négation, la vergogne, du latin verecundia (retenue, réserve, modestie, sentiment de honte ou de pudeur) en écrivant que Ségolène en est pourvue.
"Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j’espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu’elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu’à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu’est la société française.
(...)
Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l’Europe à qui nous manquons et qui nous manque."
On semble oublier grâce à je ne sais quel filtre magique que cette femme a du se battre contre son propre Parti en premier, que non seulement elle en a eu le courage, mais aussi la confiance en ce qu'elle représentait.
Pour ceux qui doutaient de ses capacités, vous conviendrez que cette campagne a été une épreuve de force qu'elle a magnifiquement relevée.
Pour ceux qui s'en prennent à son élocution (dont hélas, je suis) ne pouvons-nous interroger nos oreilles complaisemment éduquées aux discours grandiloquents dans lesquels seules les voix masulines portent réellement, quels que soient leurs propos.
Pour ceux qui pensent qu'elle n'a pas de conviction, pas de programme d'envergure, pas d'entourage, ils doivent se demander pourquoi ils songent même à voter Bayrou, sinon parce qu'il est plus qu'elle dans la continuité et la droite ligne de ce qui nous a été proposé depuis des années.
Elle est effectivement relativement seule au sein de ce que l'on appelle "l'intelligentsia", et ceux qui la soutiennent vraiment sont jeunes et nouveaux dans notre paysage politique.
Mais allons plus loin.
Sans vergogne a engendré dévergondée, femme sans pudeur.
Amalgame efficace pour signifier que celle qui se défait de ses liens est par certains cotés trop libre pour être rassurante.
Et pourtant l'histoire est riche de ces femmes, mères ou amantes, soeurs ou filles, qui ont avant tout suivi leur vérité, envers et contre tout, pour sauver l'humanité dans sa plus intrinsèque définition.
10 avril 2007
Perfecthousewife.com
Il est vrai que le clip de Ségolène est un peu pitoyable et chiant, on pense encore qu'elle récite une dictée, ça me fait de la peine pour dire vrai.
Ségolène ce n'est pas ça.
Ségolène est une marque de fabrique.
La femme 10, l'ultime absolu de ce que nos sociétés ont réussi à produire.
Belle ET intelligente, à qui on donne le "bon dieu" sans confession, mais qui a les yeux coquins, dont la cuisine est aussi savoureuse qu'abondante, quand elle a le temps, entre deux accouchements, un conseil des ministres et une faveur à son mari (ou son amant, c'est elle qui décide).
Ségolène c'est mieux que Coca Cola.
C'est un must.
Un peu comme Chanel n°5, sauf qu'il aura fallu la mort de Marilyn pour engendrer la goutte ultime.
Tous ceux qui voteront pour elle seront des créateurs d'avenir.
Réunir en une seule senteur l'aimer et être aimée.
Premier chef d'Etat qui ne pensera pas qu'à sa queue en premier, pourquoi?
Ben parce que c'est une femme evidemment!
09 avril 2007
"Tout le monde" n'est pas méchant
Quoique de manière générale, "tout le monde" est con.
Par exemple la personne qui me laisse le message qu'elle en a marre "qu'on se fasse racketer et voler sa voiture".
Une solution simple à cette question :
Ne rien posséder ou être à même de le remplacer sans problème.
Parce que je vais te dire, "tout le monde", si ta préocupation première est de savoir comment assurer le véhicule que tu t'es offert à la sueur de ton front, de payer les traites de ta mini maison et de remplir de merdes ton super réfrigérateur en faisant tes courses sur un téléphone portable dernier cri en passant près de douzes heures par jour hors de chez toi, tu es dans la merde.
Le jour où tu vas mourir, ce qui ne manquera pas d'arriver, c'est sans tout ça que tu partiras, et tes héritiers se poseront la question de ce qui a bien pu t'intéresser dans la vie, c'est une question qui leur vient souvent aux lèvres, à ceux qui suivent, par atavisme.
Comment, pourquoi? Jusqu'à ce qu'ils deviennent des "tout le monde" eux aussi, rongés par l'habitude de vivre et la peur de souffrir, à leur tour.
Donc, "tout le monde", tu n'as pas envie de te réveiller un matin avec la zen attitude de celui qui cesse d'engendrer le surcroit de misère par l'errance de sa course folle?
Voter Ségolène c'est le vote contestataire parfait, le bluff total, le reste c'est petit, petit, minuscule.
07 avril 2007
Nicolas aime les femmes mais les femmes aiment Ségolène
Il promet de sanctionner les inégalités et offrir une retraite pour les femmes au foyer.
Il est gentil Nicolas, on lui dit merci.
Seulement voila, penchons nous un peu sur les chiffres, par exemple l'écart salarial, voici un tableau de l'Insee qui aligne le salaire net annuel moyen selon le sexe, où l'on découvre que la différence la plus importante, soit un écart de près de 30% se situe dans la rémunération des cadres, ce qui signifie que pour le même poste et les mêmes heures travaillées une femme gagne beaucoup moins qu'un homme lorsqu'il s'agit de vendre son cerveau.
Sanctionner les entreprises, que l'on veut par ailleurs compétitives, revient à décourager l'embauche, déja déficitaire, de femmes aux postes de direction.
Quant à la retraite pour les femmes au foyer, regardons les chiffres des bénéficiaires du RMI selon la situation familiale, en 2004, 120 342 femmes seules avec un enfant à charge étaient Rmistes pour 10 688 hommes, par contre pour les femmes seules, elles sont 212 732 et les hommes 399 042.
Je pense donc que ce n'est pas tant la retraite (qui est déja bien mise à mal) qui pose question mais bien le quotidien de la mère de famille contrainte, de facto, à user d'expédients pour subsister dans ce monde de brutes dans lequel les vieux, les handicapés, les femmes seules et les pauvres n'ont pas leur place.
Alors me direz-vous, que vient Ségolène faire là?
C'est une femme.
Et c'est déja ça de gagné.