Ségolène 2007 - 2012

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23 avril 2007

Après la pub, l'arrivée du cavalier blanc

cavalierblanc1

Suite à mon précédent post, je termine les aventures de Lucky Luke et le cavalier blanc qui me font beaucoup rire.

Un peu comme la soirée électorale d'hier soir, au cours de laquelle j'ai pu regarder (comme quelques millions de téléspectateurs, ceux qui n'étaient pas dans les rues, à des cocktails, ou qui en avaient rien à foutre) la retransmission des résultats si inattendus et les moments forts du jour, par nos chaînes favorites.

Anthologie de la monovision.

Sur une chaîne, j’ai pu entendre Xavier Bertrand rappeler que le mandat présidentiel requérait un certain savoir-faire, des compétences quoi, et voir Dominique Voynet tourner la tête à droite et à gauche en interpellant les éminences attablées d’un gentil :
- Mais faudrait pas attendre qu’il y ait quelqu’un du PS pour la défendre ?

Un Laurent Fabius tout sourire saluant la victoire de son camp, celui des femmes qui gardent les enfants bien entendu.

Ou encore un Bernard Tapie empêtré qui avait la mémoire qui flanchait sur qui il soutenait et pourquoi, disant Ségolène avant de bafouiller Nicolas…

Des petits coqs picorant leur heure de gloire comme un grain trop sec, d’un air dégagé, convaincus que ce n’était pas là qu’ils devaient être, mais ailleurs, aux tables tournantes des médiums du futur, lesquelles ne sont pas sur les plateaux de télévision les soirs d’élection, mais bien dans le sein des seins.

Ils avaient beau chanter les louanges de la démocratie participative heu représentative, et l’élan populaire massif, ils semblaient être déjà loin devant, ailleurs que dans les basses cours.

Des journalistes qui ne posaient pas les questions que tout le monde se pose et des invités qui n’y répondaient pas.

La machine parfaitement huilée d’un exercice vieux comme notre République.

Sauf pour Ségolène.
Certes elle avait son phrasé monocorde, mais elle a choisi la province et pas la capitale pour s’exprimer, les lumières capricieuses de petits projecteurs, la concentration sur le but au sourire encore prématuré et la sobriété du verbe.

Comme ce n’est pas encore gagné, il fallait le souligner.

Une nuance entre le politic business et la business politic.

Une bonne raison de plus de voter pour elle.

PS: pour Sélim Abdi qui a laissé un commentaire précisant qu'il avait voté pour Bayrou, je ne suis pas un pisse copie, Ségolène je ne la connais même pas, mais vous me lisez, c'est déja ça.

Posté par miniquiche à 17:23 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    ..

    1

    Posté par PAscal, 23 avril 2007 à 21:57
  • un commentaire de texte svp:
    que veut dire cette phrase :"une nuance entre le politic business et la business politic"?
    merci de m'éclairer

    Posté par patrick.de.cdbc, 23 avril 2007 à 22:53

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