Ségolène 2007 - 2012

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28 mars 2007

Un roman français

Comme nous savons tous que Ségolène va gagner et que maintenant ce n'est plus la peine de vanter ses mérites (pas ceux qu'elle n'a pas, mais ceux qu'elle a dont on ne parle évidemment pas) nous allons ici pronostiquer sur la tenue qu'elle choisira le jour J.
C'est important ça.
Quand on songe qu'il en va de la grandeur de la France, "différencier notre filière par l'image"
Portera-t-elle les rayures du drapeau à l'horizontale ou à la verticale, adoubera-t-elle un couturier de l'hexagone qui offre des emplois aux petites mains nationales ou préfèrera-t-elle le prêt-à-porter asiatique, copieur et de mauvaise qualité, qu'elle ne pourra réutiliser parce qu'elle aura trop transpiré d'émotion?

Je me demande.
Franchement j'hésite.

Je viens de terminer le redoutable livre d'Emmanuel Carrère, "Un roman russe", qui me propose en pousse-café une chronique dans Libération, il s'interroge aussi, et il tient son journal, un peu comme un blog, mais payé, et il peut faire de la publicité  pour son film, et LCI, en plus.

Il y parle de son désir implicite de libéraliser l'usage du cannabis (à ce propos j'ai vu un reportage sur la campagne de Jospin en 2002, dans lequel Martine Aubry était très convaincante sur le sujet en ajoutant, "c'est mou, très mou") à postériori elle n'avait pas tort.

Il raconte qu'il fait des pâtes et qu'il est irresponsable politiquement ce qui contredit objectivement l'intérêt de sa chronique, à moins que ce ne soit justement le propos.

Etre irresponsable.
Je dis ça mais ça n'engage que moi, et même pas d'ailleurs, ça n'engage à rien dans la République de l'Impunissable.

Je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Ce n'est pas qu'il ait manqué de matière pour écrire son "Roman Russe", il y en avait des choses à dire sur l'immigration, l'identité nationale, le choix, la disgrâce, l'ascension sociale, les reconnaissances diverses du public, soi, sa mère, tout ça et bien plus, vu qu'il est publié, fallait en profiter.

Mais non, il fait comme Rousseau, du moi un vous.
Il ricanne à l'idée que sous le choc Bayrou redevienne bègue.

Mon cynisme en étendard devrait être la devise.

Par exemple encore, grâce à un doigt savamment plongé dans une bouche avide avant d'être posté au vent, "Le Monde" a viré sa cutie, il n'est plus question désormais de suivre aveuglément le Nain dans ses délires médiatiques.
L'heure est à la modération.

Alors que penser de cette image?


img

Ils disent quoi en écrivant ça?

Le peuple c'est qui?

Quand je vois que notre pov blog, qui a été le premier à la soutenir n'est même pas cité dans son désir d'avenir, je mesure l'ampleur du fossé.

Posté par miniquiche à 23:01 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


24 mars 2007

Diagnostic différentiel d'une campagne présidentielle

Parce que j'aime beaucoup la série "Doctor House" je me dis qu'il est possible d'appliquer le même scénario à la campagne de nos candidats.
Un patient, un diagnostic, une cure.
Pour Nicolas, c'est difficile.
Il peut remuer ce qu'il veut, et il a du potentiel, il est nécrosé grave.
Il faudra couper des bras.
Pour ségolène, il y a de l'espoir.
Mais comme dit le sage, qui veut aller loin doit ménager sa monture.
Il faudra trouver des bras.
Pour François, c'est curieux.
Il ne respire pas mais il bouge quand même.
Il faudra contenir les bras pour qu'ils ne l'étouffent pas.
Pendant ce temps, les autres symptômes s'en donnent à coeur joie.

Pronostic au prochain épisode.

Posté par miniquiche à 05:46 - Commentaires [3] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

20 mars 2007

Votez pour ELLE

En fait je voulais écrire encore un truc absurde, comme ceux que j'écris d'habitude.

Juste un de plus, depuis bientôt deux ans déja, ça ressemblait à ça :

L'Education Nationale c'est 1 millions d'électeurs.
Qui ne savent plus à qui donner de la voix.
Parce qu'avant ils votaient PS d'un seul homme, ou presque, mais plus maintenant, ils tergiversent, à ce qu'on dit, leur coeur balance.
Avant, être prof c'était bien, et maintenant c'est rien.
On nous les montre pleurant, sur le manque de moyens, l'ardeur soumise, la déconfiture de demain.
J'ai un peu envie de dire, vous êtes les purs produits d'un mamouth auto généré.
1/ Vous êtes tous des fonctionnaires.
Ce qui implique la sécurité de l'emploi.
Et que personne ne me parle de l'aléatoire de l'affectation.
2/ Votre carrière suivra son cours tranquille tant que vous ne vous ne vous opposerez à rien.
3/ Pour vos enfants vous souhaitez n'importe quoi sauf cela.

J'avais  commencé à écrire ça.

Comme rien, comme le "pourquoi pas" qui te laisse indécis au bord du chemin.

Et puis Paf! je tombe sur le  Campagnes faussement d'ailleurs.

Donc j'en reviens à moi, dans ce truc, qui est de mon camps depuis si longtemps.

TOI.

Qui lit ceci.

Il n'y avait pas de campagne pour ELLE sinon le désir.

Ce n'est pas à la repésentation d'Elle que je crois, mais à Elle, sachant qu'Elle peut se planter.

Ses politiques je m'en fous.

Le reste aussi.

Prouvez-moi seulement, pour une fois, que c'est impossible.

Que c'est ailleurs que ça se fera.

Dans une autre sorte de monde, et après on verra.

Posté par miniquiche à 22:24 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2007

Le commentaire au hasard

Il ou elle écrit ceci :

Dois-je comprendre que je dois choisir pour Président, c'est-à-dire pour garant des institutions, pour chef des forces armées, pour premier magistrat du pays, etc., quelqu'un qui serait femme et jolie ? C'est un peu court.
Vous ne souffrirez pas longtemps, j'imagine, que je ne lise pas vos autres notes, flairant – peut-être injustement – d'autres arguments du même tonneau.

Posté par katar, 17 mars 2007 à 01:58

Katar très cher,
je vais juste t'offrir une chanson :

If you wanna be happy
        For the rest of your life,
        Never make a pretty woman your wife,
        So from my personal point of view,
        Get an ugly girl to marry you.
       
        A pretty woman makes her husband look small
        And very often causes his downfall.
        As soon as he marries her
        Then she starts to do
        The things that will break his heart.
        But if you make an ugly woman your wife,
        You'll be happy for the rest of your life,
        An ugly woman cooks her meals on time,
        She'll always give you peace of mind.
       

Posté par miniquiche à 23:02 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Aux fils de nos mères, les femmes reconnaissantes

J'ai les doigts qui me démangent de remuer un peu "tout ça", et quoi de mieux que ce lieu, mais ce n'est pas si facile de violenter aujourd'hui.

Quand on s'enfile des monceaux de conneries à longueur de journée, sans moufter.

On va commencer par la campagne contre les violences conjugales et le standard du 3919 qui imploserait dixit les journalistes.
Il suffit de regarder un tant soit peu la télévision pour être gavés de cette image de palmiers grotesques sur voix-off qui raconte un passé qui serait en contrepoint d'une actualité tombale, ils y vont pas de main morte ces gens-là :
1970-2007 c'est écrit sur la tombe que la caméra embrasse.
"En France, tous les trois jours, une femme meurt victime de violences conjugales. Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire: appelez le 3919."

C'est de la moquerie monumentale, et le pire, c'est que vous y croyez.

Pour moi ça ressemble à la mise en place de "France 24", la grande télé française de l'avenir aux 80 millions d'euros de subvention, dont plus personne ne parle.

Les femmes battues c'était avant qu'elles souffraient, quand parler était "réellement" impossible, parce qu'il n'y avait aucune écoute, nulle part, et aucune échappatoire, vu que la violence commençait au sein même de la famille dans laquelle elles étaient nées.

Qu'elles accouchaient sous X en provoquant des cascades de silences que la République protégeaient du sceau d'un secret estampillé humain, souvenez-vous, il y a à peine 30 ans, quand abandonner son enfant, comme même un animal ne le ferait pas, valait mieux légalement, qu'avorter.

Quand se marier était la seule solution pour échapper au Pater familias, et que son joug était remplacé illico par l'autorité paternelle de celui à qui l'on faisait des enfants, que divorcer était inconcevable.

Aujourd'hui c'est trop tard.
Celles dont ils parlent sont les plus démunies, mais ce ne sont pas, les femmes, et je trouve odieux d'assister à ce nouveau genre de généralisation médiatique.

Parce qu'aujourd'hui, regardez, tout a changé :

Les Planning Familiaux se trouvent réduits, par la force des choses, à distribuer la pilule en lieu et place de médecins qui font encore chier pour poser un stérilet, à alimenter les cliniques privées pour permettre l'avortement parce que les hôpitaux publics ne le font pas.

Il faut prouver que l'on a un emploi ou que l'on est en recherche d'emploi pour mettre ses enfants en crèche, à l'école maternelle, ou même à la cantine.

Essayez seulement d'arriver quelques minutes en retard pour récupérer le petit et vous verrez, tentez de partir avant l'heure dans votre bureau et vous verrez.

Vous faites quoi?
Ben comme avant, vous vous démerdez.

Ce n'est pas un Etat au service de ses citoyens que l'on a, c'est une machine anthropophage.

L'unique chose qui a VRAIMENT changée aujourd'hui, ce sont les hommes avec qui les femmes vivent.
Ceux qui ne violentent pas mais aiment, soutiennent, accordent et demandent aussi.
Ceux qui sont présents et acceptent de se mettre en retrait sans pour autant s'écraser (tel un François Hollande).
Ceux qui comprennent, assistent, entendent, même à leur propre détriment parfois.
Ceux qui acceptent d'être présents comme pères d'enfants qui ne sont pas les leurs.
Ceux qui voient dans leur femme, une femme justement et pas une mère, un être sexué semblable, duquel ils peuvent être fiers et jaloux tout à la fois, un autre humain quoi.

A tous ceux-là, qui ont fait le chemin et témoignent du fait qu'aujourd'hui n'est plus hier, sans pour autant se rengorger de leur action.
Ceux qui pensent que les femmes ne sont pas, plus qu'eux-mêmes, destinées à subir, puisque ce sont elles qui les ont élevées.
Ben oui, à eux.
Merci.

Et n'oubliez pas de voter pour Ségolène au premier tour, pour l'avenir de vos fils comme de vos filles.

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14 mars 2007

Maintenant ou jamais

Plus le temps passe plus je l'aime ce blog.
Quoique je ne trouve pas souvent de quoi l'alimenter tant il devient difficile de satisfaire les enfants voraces que nous sommes devenus.

Mais l'échéance approche, réveillons-nous, une fois encore.

Au premier tour des élections, il faut voter pour Ségolène Royal quitte à l'élire du premier coup, ce qui serait, en soi, une vraie évolution.

Voila pourquoi :

1/ C'est une femme
Argument premier auquel tout le monde semble adhérer, enfin!
Pas une femme parmis d'autres, mais une femme qui peut gagner, nous sommes en compétition ici, ce n'est pas un jeu.
C'est le monde politique de la vie, une signalétique si on veut l'entendre ainsi.

2/ C'est une femme choisie
Son intronisation par un parti ne s'est pas faite sans heurts. Ils ont bien lutté les bougres avant de se soumettre à ce qui les dépassait, de beaucoup.
Encore aujourd'hui, ils ne font, en gros, que regarder et acquiescer.

3/ C'est une femme d'avenir
Parce qu'elle est belle et intelligente selon les critères établis, et que si nous ne pouvons faire confiance ni à sa beauté ni à son intelligence, alors à quoi offrons nous nos espoirs, et dans ce cas, interrogeons-nous sur nous-mêmes et ce qui nous meut au quotidien.

4/ C'est ELLE ou comme dh'ab
Ce n'est pas José Bové qui va prôner l'alternative d'une gauche en désespoir, ni Le Pen qui va réveiller les vocations des conscrits d'autrefois.
Au milieu ça ressemble à comme toujours.




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11 mars 2007

L'amour c'est un aller et un retour

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Le samedi matin c'est la foire aux tracts sur les marchés parisiens, distributeurs ardents face aux passants hableurs, qui repoussent le papier d'un sans façon! ou assurent le porteur de leur vocation, selon.
Ceux que je trouve les plus mignons, bien sûr, dira-t-on, ce sont les Ségomaniac, des petits jeunes, pour la plupart, des hommes en devenir, barbe en friche, sourires déconcertants.
J'en ai vu un à la télé aujourd'hui.
C'était le fils de.
Thomas.
Qui parle de sa maman.
Bon, ce n'est pas parce que j'ai des fils aussi, mais...
Honnêtement, ça ne mérite pas un Bravo ça?
Que ton fils t'aime assez, à l'âge qu'il a, pour affronter les loups et te défendre?
Il tient debout le gamin, sachant qu'il faudra qu'il assume son état de fils à maman, qui reste dans nos contrées, l'oedipe honni.

Quant aux autres, ils viennent jusque dans vos chaumières vous parler de vos emplois, de l'éducation de vos enfants, de vos droits et de vos devenirs, de ceux de nos enfants surtout.
Ils s'immiscent dans vos interstices quotidiennement via tout média.
Ils ont des bandes de conseillers, des communiquants dernier cri, le pouvoir d'un ministère ou d'un tracteur, mais ils n'ont pas un homme qui vous aime ou un fils.

C'est à Elle qu'on demande comment son compagnon a accepté son ascension, jamais à un Lui, être "dans l'ombre" c'est acceptable dans un sens et pas dans l'autre?

Jacques Chirac a une femme et deux filles, quant à lui, dont il ne parle pas en tirant sa révérence à ce qui a été sa vie, quarante ans, putain, et pas un mot pour Bernadette, Laurence et Claude.

Il émeut un peu dans sa grandiloquence d'homme pétri de bons sentiments, l'homme d'Etat, mais juste un peu, un tout petit peu.
Juste les cons.
Ceux qui restent convaincus que nous avons plusieurs existences.
Une pour le paraître, et puis une pour l'être.
Une qui tue tout ce qui nous entoure pour que nous puissions nous offrir ce que nous désirons, et une qui nous tue, par sacrifice pour l'autre.
C'est comme ça?

Au passage, je pleure sur Simone Veil qui s'en va soutenir le Nain, en songeant que ça doit être la vieillesse qui parle.

Parce qu'une femme comme elle, capable de tenir tête à une assemblée de rageurs implacables, si sûrs d'eux-mêmes et de leur fait, s'assoir sur un tabouret comme elle le fait, c'est misérable.

A toutes celles qui ne sont plus en âge d'attendre 5 ou 10 ans, Ségolène est votre dernière chance de voir ça, et si ce n'est pas pour vous, alors pour vos filles?

Aurevoir Jacques, tu as bien tiré le rideau sur ton époque, patriarche donneur de leçon.

Tu viens d'adouber Ségolène, car qui ne dit mot, consent.

Posté par miniquiche à 23:29 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2007

Amusant

Ne serait-ce pas amusant si, plutôt que de soutenir Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac soutenait François Bayrou ? C'est pour le coup que le petit Nicolas en aurait une attaque... Allez, Jacques Chirac, fais-moi plaisir, soutiens François Bayrou.

Remarque, il pourrait se représenter aussi. Moins drôle que l'autre hypothèse mais bon...

Posté par Numa à 15:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2007

Tout ce que je cherche à faire

A tous ceux qui passent par ici, et qui lisent, si ce n'est que vous, ce sera au moins vous.

J'ai lu dans Le Monde l'interview d'un blogueur célèbre, Versac, qui explique être de centre gauche et hésiter entre François B. et Ségolène.
Autour de moi c'est un air connu, puisque je suis une "gauche caviar" estampillée, que mes commensaux  évoluent dans une sphère adjointe à la mienne, en général, comme tout être humain.
Donc, ils se tâtent, ils barguignent.

En France, aujourd'hui, on écrit que l'abus de médicaments "légaux" serait en passe de dépasser la consommation de drogues illictes, "abus" est le mot de trop dans ce titre, il revient à dire qu'il existe un degré admissible d'habitus de l'intériorisation de soi, entre légalité et illégalité.

Au centre quoi!

Au centre nous y sommes déja, Jacques Chirac pourra se targuer d'avoir été le seul Président élu à plus de 80% du suffrage universel direct de notre chère Nation.

Dans notre monde tout ce qui n'est pas "illégal" est admis jusqu'à ce que ce soit interdit.

On rigole avec le "Lexomil" (des Laboratoires Roche) de Nicolas, que les Guignols mettent en avant, ce n'est que du bromazépan, molécule passée au générique depuis 2003, j'aimerai d'ailleurs connaître le chiffre exact des remboursements à ce titre de la Sécurité Sociale.

Admettons simplement que nous nous interdisons de plus en plus de choses à un rythme effréné.

Normal! me répondra-t-on.

Comme aurait dit Brecht en 1956:

Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre?

Ben si!

Occultons ce que d'avoir une femme comme chef d'Etat provoquera de changements, gardons-nous de dire les choses telles qu'elles sont.

L'amitié comme ça

jack

ou comme ça ?

mimi

Tergiversons plutôt, maîtres en esquive que nous sommes.

Pour le reste, si vous avez une idée, n'hésitez pas.

Posté par miniquiche à 23:47 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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