Ségolène 2007 - 2012

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18 mars 2007

Aux fils de nos mères, les femmes reconnaissantes

J'ai les doigts qui me démangent de remuer un peu "tout ça", et quoi de mieux que ce lieu, mais ce n'est pas si facile de violenter aujourd'hui.

Quand on s'enfile des monceaux de conneries à longueur de journée, sans moufter.

On va commencer par la campagne contre les violences conjugales et le standard du 3919 qui imploserait dixit les journalistes.
Il suffit de regarder un tant soit peu la télévision pour être gavés de cette image de palmiers grotesques sur voix-off qui raconte un passé qui serait en contrepoint d'une actualité tombale, ils y vont pas de main morte ces gens-là :
1970-2007 c'est écrit sur la tombe que la caméra embrasse.
"En France, tous les trois jours, une femme meurt victime de violences conjugales. Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire: appelez le 3919."

C'est de la moquerie monumentale, et le pire, c'est que vous y croyez.

Pour moi ça ressemble à la mise en place de "France 24", la grande télé française de l'avenir aux 80 millions d'euros de subvention, dont plus personne ne parle.

Les femmes battues c'était avant qu'elles souffraient, quand parler était "réellement" impossible, parce qu'il n'y avait aucune écoute, nulle part, et aucune échappatoire, vu que la violence commençait au sein même de la famille dans laquelle elles étaient nées.

Qu'elles accouchaient sous X en provoquant des cascades de silences que la République protégeaient du sceau d'un secret estampillé humain, souvenez-vous, il y a à peine 30 ans, quand abandonner son enfant, comme même un animal ne le ferait pas, valait mieux légalement, qu'avorter.

Quand se marier était la seule solution pour échapper au Pater familias, et que son joug était remplacé illico par l'autorité paternelle de celui à qui l'on faisait des enfants, que divorcer était inconcevable.

Aujourd'hui c'est trop tard.
Celles dont ils parlent sont les plus démunies, mais ce ne sont pas, les femmes, et je trouve odieux d'assister à ce nouveau genre de généralisation médiatique.

Parce qu'aujourd'hui, regardez, tout a changé :

Les Planning Familiaux se trouvent réduits, par la force des choses, à distribuer la pilule en lieu et place de médecins qui font encore chier pour poser un stérilet, à alimenter les cliniques privées pour permettre l'avortement parce que les hôpitaux publics ne le font pas.

Il faut prouver que l'on a un emploi ou que l'on est en recherche d'emploi pour mettre ses enfants en crèche, à l'école maternelle, ou même à la cantine.

Essayez seulement d'arriver quelques minutes en retard pour récupérer le petit et vous verrez, tentez de partir avant l'heure dans votre bureau et vous verrez.

Vous faites quoi?
Ben comme avant, vous vous démerdez.

Ce n'est pas un Etat au service de ses citoyens que l'on a, c'est une machine anthropophage.

L'unique chose qui a VRAIMENT changée aujourd'hui, ce sont les hommes avec qui les femmes vivent.
Ceux qui ne violentent pas mais aiment, soutiennent, accordent et demandent aussi.
Ceux qui sont présents et acceptent de se mettre en retrait sans pour autant s'écraser (tel un François Hollande).
Ceux qui comprennent, assistent, entendent, même à leur propre détriment parfois.
Ceux qui acceptent d'être présents comme pères d'enfants qui ne sont pas les leurs.
Ceux qui voient dans leur femme, une femme justement et pas une mère, un être sexué semblable, duquel ils peuvent être fiers et jaloux tout à la fois, un autre humain quoi.

A tous ceux-là, qui ont fait le chemin et témoignent du fait qu'aujourd'hui n'est plus hier, sans pour autant se rengorger de leur action.
Ceux qui pensent que les femmes ne sont pas, plus qu'eux-mêmes, destinées à subir, puisque ce sont elles qui les ont élevées.
Ben oui, à eux.
Merci.

Et n'oubliez pas de voter pour Ségolène au premier tour, pour l'avenir de vos fils comme de vos filles.

Posté par miniquiche à 22:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    La violence conjugale tue des hommes!

    le taux de suicide en France est de 26,6 pour 100.000 hommes, contre 8,7 pour 100.000 femmes, sur les 10.798 suicides recensés en 2004, 73% concernaient des hommes, 7 hommes meurent par jour d’un suicide et la rupture familiale en est une des principales causes.

    Sur les 9 premiers mois de l'année 2006, 26 suicides de personnes ont été recensés par le Ministère de l'Intérieur suite à des processus de séparation dont 25 pères, sans oublier que 1 homme meurt tous les 14 jours de violence conjugale.

    Pourquoi ces chiffres sont cachées ? Pourquoi le discours ministériel relayé par les médias ne présente qu’une violence uniquement masculine ?

    Cette discrimination est grave car dans le cadre de la conjugalité masculin= père, elle illustre bien la conception dominante dans notre société selon laquelle le fait d’être une victime et d’être un homme s’excluent mutuellement, et montre comment il est difficile lorsqu’on est un homme battu de se faire respecter, et de se faire entendre.

    La conséquence de cette discrimination c’est que les hommes doivent cacher les blessures physiques et psychologiques qu’ils subissent, travailler sur eux-mêmes tout seuls pour surmonter leur expérience de victime des violences conjugales qu'ils subissent, ne trouvant une aide que dans quelques rares associations privées que les hommes autofinancent, contrairement aux femmes qui bénéficient de structures souvent largement financées par le budget de l’Etat, le 3919 étant la petite dernière .

    Dans ces lieux de parole pour homme, on constate que comme la violence contre les femmes, la violence contre les hommes est généralement exercée dans le cadre d’un rapport de dépendance et/ou d’un rapport de force déséquilibré dans le but de consolider ou d’accentuer le déséquilibre entre la personne qui exerce la violence de celle qui la subit et que comme celle des hommes la violence des femmes tue directement ou indirectement.

    La mise à disposition d’un service téléphonique à destination unique des femmes, des messages unisexe du Ministère de la Parité diffusés par les média, (les mêmes qui souvent d’ailleurs dans des films ou feuilleton à grande écoute valorisent des positions de violence machiste) désignent un sexe (le masculin) comme étant le seul « violent » , avec pour conséquence que les hommes victimes de violence conjugale doivent se taire.

    Ces messages confortent une société discriminante qui refuse de voir une réalité non conforme à sa vision dominante de l’homme fort et de la femme faible, et au lieu de jouer son rôle de médiateur, au contraire le Ministère de la Parité par son discours discriminant Homme=violence, Femme = victime renforce la non perception que des hommes sont aussi victimes, battus, voir violés.

    Même si dans notre société, la violence des femmes contre les hommes est loin d’être aussi importante que la violence des hommes contre les femmes, celle faite aux hommes à autant de droit d’être reconnue et portée à la connaissance du public, et les hommes battus ont autant le droit à une protection de l’état que les femmes battues, et non systématiquement soupçonnés d’avoir été battus parce qu’ils étaient « violents »


    Dans les pays de l’Europe du Nord, ou le constat a été fait d’une violence féminine sans cesse en hausse,des associations, des lieux d’écoute ont été mis en place pour recueillir la parole des hommes victimes de ces violence féminines, il est scandaleux en France d’entendre un discours discriminatoire présentant l’homme, donc le père comme seul violent dans le couple conjugal, alors que dans les pays européens qui nous environnent, partout on mesure une augmentation de la violence féminine.

    Face aux structures financées par l’Etat, pour recueillir la parole des femmes victimes de violence conjugale, combien de structures associatives spécialisées pour le recueil de la parole des hommes victimes de violence conjugale sont mises en place et subventionnée par le Ministère de la Parité en France ? Aucune.

    Je condamne la violence faite aux femmes, et particulièrement dans le couple, mais je suis aussi convaincu qu’un discours discriminatoire qui vise à faire admettre que la violence conjugale ne serait que masculine est dangereux.

    Posté par Touchot, 19 mars 2007 à 10:03
  • quertion

    je voudrais savoir ce que pense faire SEGOLENE des gensà qui l'ont donne de l'argent sans le gagné elle ne parle pas de ce suget.CEqui travaille pour le gagner voudraient bien le savoir.Ils drevraient etre à la diposition des services des Départements des communes et autres pour servir la collectivitée

    Posté par fabre, 12 avril 2007 à 16:56

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