Ségolène 2007 - 2012

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19 janvier 2006

Outrau ou Godzilla

La diffusion publique des auditions de la commission d'enquête parlementaire est un événement majeur pour la société française, ce n’est pas sur LCP qu’il aurait du être retransmis mais sur France 2, avec mention : obligatoire.
L’huissier répond à une question concernant la chambre d’instruction en la nommant la « chambre des évêques », seul a n’avoir pas vu un avocat pendant 18 mois, Thierry Dausque peine à s’exprimer, il n’a pas les connaissances des autres, ils sont pourtant tous là, alignés comme un seul homme.
Personne n’a été épargné, homme ou femme, analphabète ou prêtre, handicapé ou vaillant, le « petit peuple » de France auquel on donne la parole, enfin, mais à quel prix.
Ce n’est pas tant l’institution judiciaire qui est harponnée en direct avec son bouc émissaire en la personne du juge d’instruction et plus particulièrement Fabrice Burgaud qui paiera les pots cassés, c’est tout le système social français.
Les petits notables de province, la police toute puissante, la protection sociale inopérante, les délateurs, la pauvreté, le sexe, la violence sous-jacente de cet ensemble hétéroclite d’êtres dans la Loi du Silence.

Une spécialité nationale, un sport de haute voltige.
Où l’on ne parle pas de ce qui fâche, sauf à être un corbeau, où les amis se protègent mutuellement pour enterrer les corps de ceux qu’ils ont écrasés, et plus ils ont de pouvoir, pire c’est.

Où la parole n’est pas entendue, sauf à être concordante dans le mensonge.

L’Education nationale n’y est pas épargnée, qui s’autorise à révoquer un proviseur qui tient un blog mais ne fait que muter ses professeurs accusés d’abus sur mineurs, sans autre forme de vérification, impose aux familles des suivis psychologiques inquisiteurs par une armada d’experts accrochés au système comme des berniques.

Lorsqu'on lit dans Le Monde une chronique comme celle de Dominique Dhombres, "Ségolène et Godzilla", il vaut mieux rire que pleurer, d'ailleurs, tout peut prêter à rire, même cette phrase :
"Ségolène va se présenter à la présidentielle, quoi qu'il arrive, en se moquant bien de son compagnon François Hollande et de ses consignes. Fabius, idem.
On aurait ainsi, au second tour en 2007, le choix entre Sarkozy et Villepin, ou bien entre Sarkozy et Villiers, ou encore entre Sarkozy et Le Pen. Un scénario catastrophe ? Mais non. Seulement un cauchemar dans la nuit du chroniqueur."

C'est faire bien peu de cas du sens commun des hommes, on aura le choix entre ce que nous déciderons et non pas ce qui sera imposé, il est peut-être temps pour tous de s'en apercevoir et de réagir.
Un Sarkozy incontournable?
Pourquoi donc, parce que les contributions de ses amis pour sa campagne en prévision de retours sur investissements futurs sont si conséquents que les "petits" sont priés de se taire?
Parce qu'il est chef de la police?
Parce qu'il a les dents qui rayent le parquet?
Qui vous dit que ce ne sera pas un second tour Villepin-Royal?

Ségolène ne se moque pas de François, il est le père de ses enfants, pas son supérieur hiérarchique, et Fabius aura bien du mal à contrer les attaques qui ne manqueront pas de l'atteindre sur le dossier du sang contaminé, comme chef suprême, un empoisonneur, même non-volontaire, c'est le Nec plus Ultra.

Posté par miniquiche à 09:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    simulacre

    C'est à un simulacre de transparence que nous avons assisté avec la comparution du juge d'Outrau devant la commission parlementaire. D'un côté, le pluralisme en information auquel nous avons droit est un rêve lointain, et de l'autre on nous donne en pâture un sujet délicat, qui ne peut être traité sur la place publique. Pure démagogie de mauvais goût ! Il ne faut pas confondre transparence et médiatisation. Le spectacle de ce jeune juge rendu responsable et sommé de s'expliquer devant la France entière était afligeant pour ceux qui l'ont voulu. Médiatisation outrancière, en l'occurrence, et dans quel but ?
    La souffrance des innocents graciés est bien regrettable, mais ce n'est pas une telle exibition qui réparera les dommages causés.
    Cette affaire pénible et compliquée devrait être règlée dans la pudeur et la discrétion.
    Par ailleurs, quelle est cette justice qui laisserait la décision à un seul homme ? Il me semble que ce jeune juge à qui je dis de tenir bon, est un véritable otage d'un système qu'il est sans doute nécessaire de réformer.
    On n'a jamais vu un tel tribunal, même pour un assassin de haut vol comme Papon qui lui, était redevable devant ses compatriotes.

    Posté par kita, 11 février 2006 à 16:29

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